(Version française plus bas)
So, as you already know, I quit my job as an English teacher.
I enjoyed being in front of my students teaching them, but I didn’t like what surrounded the actual job: my schedule, the little things that happened during my first week, some people there, working more hours than I was supposed to without getting paid for it, being paid 15 dollars less than I was supposed to for my first week of work. I felt my boss kept asking a lot while she really gave nothing in return. The last straw was on a Sunday morning when I opened a file she gave me to edit: 130 pages!
Seriously?! Didn’t she tell me ”relax and have fun this weekend” when I left school on Saturday at 1.30pm? How am I supposed to do that when I have a such a file to edit, which some students need the next day? Sure she didn’t ask me to do it during the weekend, but when else could I do this kind of thing?! I simply didn’t have time during the week!
So on Monday morning I went to my boss’s office to ask her if she was still planning to hire another teacher, as she had been saying she would do for the past two weeks. She asked why I was asking with big, bulging eyes. I said I couldn’t go on like this, that she would had to pay me more for the extra work. She said I didn’t work that much more, that I didn’t need to work at home over the weekend and that I should be able to prepare each lesson in 10 minutes.
I told her I was sorry but that my method consisted of spending at least 30 minutes preparing each lesson because I didn’t want my teenagers to get bored or my adults to fall asleep. I do enjoy teaching and I try to do some cool stuff-as much as cool can be- so that my students have fun while practising what they learn. And I’d rather not teach than being a dull, boring teacher who can’t make the classroom laugh.
We talked for half an hour. It got a little heated in the middle of the conversation. She asked how much more I wanted. I said $300. I knew it was more than what she might be willing to pay, and I had really made up my mind not to work there anymore. She said she wasn’t enjoying the conversation, and I think I said I wasn’t either. Lastly, she said we couldn’t work together anymore. I said ”Bueno!*” Then I talked to her about my last paycheck.
So I’m out of a job. I should get my paycheck for my last week of work by the end of June, as well as the $15 that were missing from my first paycheck.
After I left school for the last time, I went to the park crying. I felt bad about my students, whom I really liked. And my boss had managed to make me feel bad about myself. But I know it’s the right decision and deep down I feel good about it.
And it definitely helps having support while going through this. Thanks Jenna!
*Very well.
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JOBS (Partie 1): POURQUOI J’AI DEMISSIONE
Comme vous le savez déjà, j’ai donné ma démission en tant que professeur d’Anglais Langue Etrangère.
J’aimais bien être avec mes étudiants et leur enseigner la langue, mais tout ce qui gravitait autour de mon travail me déplaisait: mon emploi du temps, les bizarreries de ma première semaine de boulot, certaines personnes présentes à l’école, le fait de travailler plus sans être payée en conséquence, le fait d’avoir 15 dollars manquant à ma première fiche de paye. Bref, j’avais le sentiment que ma directrice demandait sans cesse davantage sans rien donner en retour. La goutte qui fit déborder le vase, ce fut quand elle me donna un fichier à corriger: un manuel d’anglais de 130 pages!
C’est une blague ou quoi?! Ne m’a-t-elle pas dit, au moment de quitter (enfin) l’école à 13h30 ce samedi matin, de me détendre et de profiter du week-end? Et comment cela serait-ce possible quand je sais que les étudiants ont besoin de ce sacré bouquin le lundi suivant? Bien sûr, elle ne m’a pas dit de faire ce travail durant le week-end. Mais à quel autre moment pourrais-je le faire? Je n’ai tout simplement pas le temps en semaine!
Alors lundi matin, je suis allée dans le bureau de ma directrice pour lui demander si elle comptait toujours embaucher un autre professeur, comme elle le promettait depuis quinze jours. Elle m’a demandé avec des yeux en soucoupes pourquoi je posais la question. Je lui ai dit que je ne pouvais pas continuer comme ça, que si elle voulait que je continue à travailler plus il faudrait qu’elle me paye plus. Elle a répliqué que je ne travaillais pas tant d’heures supplémentaires, que je n’avais pas besoin de travailler chez moi pendant le week-end et que je devrais être capable de préparer mes cours en 10 minutes.
J’ai répondu que j’étais désolée mais que ma méthodologie consiste à passer au moins une demi- heure à préparer un cours de 2h, malgré l’aide du manuel et du software, car je n’ai pas envie que mes adolescents s’ennuient ou que mes adultes s’endorment en cours. J’aime bien enseigner et j’essaie de faire des choses sympas pour que mes élèves s’amusent tout en apprenant. Et je préfère ne pas enseigner du tout plutôt que d’être une prof ennuyeuse et incapable de faire rire son auditoire.
Nous avons parlé pendant une demi heure. Ca s’est un peu échauffé au milieu de la conversation. Elle m’a demandé combien je voulais gagner en plus . J’ai dit 300 dollars, en sachant bien que c’était au-delà de ce qu’elle ne ferait jamais. A ce moment-là, j’avais déjà décidé de ne plus travailler dans cette école. Elle a dit qu’elle n’aimait pas trop la tournure de la conversation. Je crois avoir répondu que moi non plus. Enfin, elle a annoncé que nous devions cesser notre collaboration. Je répondu “Bueno!*” Puis je lui ai parlé de ma première fiche de paye.
Je suis donc au chômage. C’est un bien grand mot mais c’est la réalité. Je devrais percevoir mon deuxième chèque correspondant à ma deuxième semaine d’enseignement à la fin du mois de juin, ainsi que les 15 dollars manquant à mon premier salaire.
Après avoir quitté l’école pour la dernière fois, je suis allée me réfugier au parc pour pleurer. Je me sentais mal vis-à-vis de mes étudiants, que j’appréciais vraiment. Et surtout, ma directrice avait réussi à me faire sentir coupable. Mais au fond de moi-même, je sais que j’ai pris la bonne décision et que je n’ai rien à regretter.
Et avoir un soutien moral rend les choses plus faciles. Merci Jenna!
* Très bien.
Hey Laurene, you know it’s good that you didn’t just take the overtime lying down. A lot of dopes (like me) would have justified it by saying they are “people pleasers” or claiming “it’s a different culture with a different work ethic”.
Where are you financially? I know the American dollar is much stronger, but how long are you planning on going without a job? Are they easy to find in Quito?
Some of your questions will be answered tomorrow!
Hooray!