(Version française plus bas)
Hué being only 100 km away from a main Vietnam war combat zone, I decided to check it out. Initially, I wanted to treat myself to a day trip on a moto taxi taking me to various landmarks. (Being on the passenger seat of a motorbike is truly awesome.) But my driver let me down at the last minute ”because it’s raining and it’s too far.” I think he wanted to stay in town with his friends to get drunk for Tet. So I hopped on a bus with twenty other tourists instead.
The ride was fine but long. We drove about 360 km in just one day. We first stopped by Thon Khe Tri US base, also known as ”The Rockpile.” The base used to be at the top of the mountain and could only be reached by helicopter. It is still surrounded by the jungle which, at the time, was crowded with tigers and hostile minority population.
We saw the Ho Chi Minh trail, a well concealed network of dirt roads, bike paths and river paths used by the Communists to supply their southern forces.
We then went to Khe Sanh, a strategic US army base located on the 17th parallel which marked the border between North and South Vietnam. The US thought Khe Sanh was impregnable and were taken aback when Vietnamese patriots surrounded it and took it over after weeks of assault. It was 1968.
We also visited the tunnels of Vinh Moc where about 360 villagers took shelter during the war. The tunnels of 12 to 20 meters deep and 2 kilometers long are quite extraordinary. They were dug by the locals themselves- as opposed to the Vietcong- who built a maternity room, a health station, toilets, a meeting room, a kitchen, and bomb shelters that could fit three or four people. The kitchen was connected to a network of tiny tunnels so that smoke could get out gradually without being noticed by the enemy.
Our last stop was at a cemetary for Vietnamese soldiers and, I believe, civilians. Hundreds and hundreds of light grey tombstones. The sight of it reminded me of the American and German cemetaries in Normandy. Only, American soldiers have white crosses whereas the Germans have dark grey ones.
Wherever we are in the world, there is always something to remind us of the tragedies we have faced.
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DMZ: ZONE DEMILITARISEE
Hué n’étant qu’à 100 km d’une zone de combat décisive pendant la guerre du Viêtnam, j’ai décidé d’aller y jeter un oeil. Au départ, je voulais m’offrir une excursion d’une journée à moto pour me rendre sur les différents sites. Mais à la dernière minute, mon guide-chauffeur m’a lâchée sous prétexte qu’il pleuvait et que c’était trop loin. Je pense qu’il voulait se soûler avec ses potes pour célébrer le Têt. Je suis finalement montée dans un bus en compagnie de vingt autres touristes.
Le trajet s’est bien passé mais c’était long. Nous avons roulé environ 360 km en seulement une journée. Premier arrêt: la base américaine de Thon Khe Tri, aussi connue sous le nom de ”Rockpile.” Et pour cause! La base se trouvait au sommet de la montagne et n’était accessible que par hélicoptère. Entourée par la jungle, les soldats redoutaient les tigres et les minorités, très hostiles à leur égard.
Nous avons vu la piste de Ho Chi Minh, un réseau extrêment bien dissimulé de pistes en terre pour les camions notamment, de chemins pour bicyclettes et de passages à travers les rivières emprunté par les Communistes pour ravitailler leurs forces sudistes.
Ensuite nous sommes allées à Khe Sanh, une base militaire américaine stratégique car située sur le 17ème parallèle, lequel marquait la frontière entre le Viêtnam Nord et le Viêtnam Sud. Les Américains pensaient Khe Sanh imprenable et furent abasourdis quand les Vietcongs lancèrent l’assaut et s’en emparèrent, en 1968.
Nous avons aussi visité les tunnels de Vinh Moc où environ 360 villageois se sont cachés pendant la guerre. Les tunnels, longs de 2 kilomètres et profonds de 12 à 20 mètres, ont été creusés par les villageois eux-même et non par les Vietcongs. L’aménagement des tunnels est assez extraordinaire: ils sont dotés d’une salle d’accouchement, d’un dispensaire, de toilettes, d’une salle de réunion, d’une cuisine et de renfoncements pouvant protéger trois à quatre personnes contre les bombardements. La cuisine était équipée d’un réseau de petits tunnels diffusant peu à peu la fumée à l’extérieur de façon à ne pas alerter l’ennemi.
Ultime arrêt: un cimetière de soldats vietnamiens et, ce me semble, de civils. Des centaines et centaines de pierres tombales gris clair alignées. Cela m’a rappelé les cimetières américain et allemand en Normandie. Seulement, les soldats américains y ont des croix blanches et les Allemands des croix presque noires.
Partout dans le monde, il y a toujours quelque chose pour nous rappeler les tragédies que nous avons vécu.









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